Le Haut Conseil à l’Égalité entre les femmes et les hommes (HCE) a publié en janvier 2026 un rapport intitulé « La menace masculiniste », dans lequel il formule 25 recommandations pour lutter contre la montée des discours masculinistes et du sexisme en France. En priorité, il s’agit de :
1. Renforcer la prévention et l’éducation
À l’école : rendre obligatoires et effectifs les cours d’Éducation à la Vie Affective, Relationnelle et Sexuelle (EVARS), avec au moins 3 séances annuelles dès la maternelle, avec un contenu renforcé sur la déconstruction des stéréotypes de genre et la prévention des radicalisations. Cela passe par l’augmentation de moyens pour la formation des enseignant·es et personnels éducatifs à détecter les signaux faibles de radicalisation masculiniste chez les élèves afin de :
● Désamorcer les discours misogynes ou complotistes et intégrer l’égalité dans tous les programmes scolaires en histoire, littérature, sciences pour mettre en avant le rôle des femmes et les enjeux d’égalité.
● Sensibiliser aux dangers du cybersexisme (harcèlement en ligne)
A la maison : l’éducation, le contrôle parental, semblent aussi importants pour développer l’esprit critique des enfants face aux contenus toxiques.
Les campagnes de sensibilisation et d’éducation ont fait leurs preuves en Espagne, depuis 2004, après modification du code pénal et approbation d’une loi organique relative aux mesures de protection intégrale contre la violence sexiste par le gouverne ment socialiste de Zapatero.
2. Lutter contre la propagande masculiniste en ligne : modération et régulation des plateformes.
L’espace numérique a depuis 20 ans démultiplié la force de l’idéologie masculiniste qui peut conduire à des dérives violentes. Le but des masculinistes est de façonner la construction identitaire des plus fragiles, garçons de 14 à 19 ans, via internet et ses réseaux sociaux (ex : Tik Tok Instagram).
Il faudrait donc créer une catégorie autonome « masculinisme » dans les signalements en ligne via PHAROS, Plateforme d'Harmonisation, d'Analyse, de Recoupement et d'Orientation des Signalements, créé en 2009 : plateforme gouvernementale française de signalement des contenus et comportements en ligne illicites.
Le contrôle de l’ARCOM (Autorité de régulation de la communi cation audiovisuelle et numérique) sur les médias et influenceurs diffusant des idées masculinistes est incontournable pour suivre et analyser la propagation des discours masculinistes et sanc tionner les plateformes qui ne modèrent pas ces contenus.
Il est indispensable de rendre transparents – pour que les internautes puissent contrôler leur expérience en ligne, contrôler et vérifier les sources – les algorithmes des réseaux sociaux pour limiter la viralité des contenus masculinistes et les bulles de radicalisation.
Ces recommandations induisent une augmentation de moyens via plus de subventions.
Contre les violences faites aux femmes et aux enfants : une loi cadre ! De nombreux rassemblements ont eu lieu le 4 juillet. Le prochain est prévu le 7 septembre pour exiger une loi cadre et peser sur l’Assemblée Nationale. Un article sera dans la Feuille de rentrée. Mais d’ici là, il y a des rassemblements le lundi dans certains endroits. Ne lâchons rien.
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