Le plan de partage de 1947 marque une étape décisive dans la création de l’État sioniste et, par voie de conséquence, dans la dépossession des Palestinien.nes de leur territoire historique au profit d’une autre population importée dans le cadre d’un processus colonial préparé par le mouvement sioniste dès la fin du XIXe siècle avec le soutien du pouvoir britannique.
La seconde guerre mondiale marque une rupture radicale. Très minoritaire jusque en 1940, l’idéologie sioniste devient majoritaire : le génocide a tout changé et donne une légitimation tragique au combat sioniste pour un État juif, qui entraîne autour de lui une large empathie dans l'opinion occidentale. A l’inverse, le peuple palestinien est quasiment inconnu.
Après l’effondrement du nazisme, les milices sionistes s’en prennent aux Britanniques, l’acmé de cette lutte étant l’attentat à l'hôtel King David du 22 juillet 1946. Cette attaque à la bombe (91 tués) a été menée par l'organisation sioniste d’extrême droite, Irgoun, dirigée par le futur premier ministre Menachem Begin. Dès lors, poussés par le mouvement sioniste, les États-Unis et leur opinion publique, les Britanniques décident de se retirer. L’ONU hérite donc du mandat que la Société des Nations avait confié au Royaume-Uni en 1922 et doit trouver une solution avant le 15 mai 1948.
Violant le principe du droit à l’autodétermination et s’arrogeant un pouvoir que ses statuts ne prévoyaient pas, l’ONU propose un plan de partage inégal favorisant la minorité juive. Lors du vote du plan de partage, le 29 novembre 1947, la majorité des deux tiers requise fut atteinte suite à des pressions « amicales » sur quelques pays qui étaient redevables des E-U.
C’est l’Assemblée générale des Nations Unies de 1977 qui a proposé d’organiser chaque année, le 29 novembre, une Journée de solidarité avec le peuple palestinien.
JF

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