Le 17 novembre 2025, alors qu'il était bloqué depuis 2 ans en raison des veto des États-Unis - complices et coauteurs du génocide - le Conseil de Sécurité des Nations Unies a approuvé, grâce à l’abstention de la Chine et la Russie, le plan de « paix » de Trump pour Gaza.
Cette résolution est contraire au droit international (cf F. Albanese), ne respecte pas les droits des Palestinien·nes et cherche à imposer une tutelle internationale sur le territoire palestinien.
Une administration serait créée, présidée par Trump lui-même pour plus de deux ans , afin de gérer la reconstruction de Gaza, les investissements et les contrats, avec le soutien de la Banque Mondiale, une institution dominée par les E-U. C'est tout à fait contraire au droit à l'autodétermination du peuple palestinien, à gérer son destin et permettre le retour des réfugié·es.
Pour que les affaires puissent continuer sans entrave, les combattant·es palestinien·nes devront être désarmé·es, d'où la nécessité de déployer une force internationale qui travaillerait en coordination avec l’Égypte – un des principaux alliés des E-U dans la région - et Israël, ce qui va donc prolonger l'occupation de Gaza par Israël. Les forces d'occupation israéliennes pourraient se retirer à terme (ce que les « faucons » chez les dirigeant·es sionistes refusent) – mais seulement après l'avis du Conseil de la Paix.
L'aide humanitaire, dont la distribution est encore largement insuffisante, sera également déployée en consultation avec le Conseil de la Paix et à condition qu'elle ne soit pas « détournée » par les groupes palestiniens armés. De fait le blocus est autorisé à perdurer ou à reprendre à tout moment.
Pour la première fois, le Plan de Trump cite la possibilité d’un « chemin » vers l’autodétermination du peuple palestinien, mais seulement sur la base de négociations entre les Israélien.nes et les Palestinien.nes, et sous l'égide des E-U. Un tel processus est en complète contradiction avec la Cour Internationale de Justice dans son avis fondamental de juillet 2024, puisque l'autodétermination est un droit inaliénable qui ne doit pas être soumis aux conditions de la puissance occupante. Le Plan ne dit rien, non plus, au sujet de la colonisation en Cisjordanie, qui est un élément essentiel de la stratégie de conquête des sionistes visant à empêcher la création d’un État palestinien.
Cette résolution, contraire au droit international, est donc inacceptable puisqu'elle normalise le génocide, récompense ses auteur·es et leurs complices, et prolonge l'impunité d'Israël.
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