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1 octobre 2026

La feuille du Réseau #25 À la Une : Mobilisation climat, nouveau départ

Les marches climat du 26 septembre – parfois organisées spontanément – n'ont certes pas permis de retrouver le niveau de 2019. Mais la présence de plusieurs milliers de participant·es dans les grandes villes et de centaines d'autres dans des villes moyennes ou plus petites sur l'ensemble du territoire (250 dans l'hexagone et en Corse) nous dit qu'il s'agissait, à défaut de mobilisation massive, d'un nouveau départ après le choc du COVID suivi d'une atonie de la mobilisation. Les catastrophes estivales ici – mais aussi ailleurs : Maghreb, Népal – ont marqué les esprits : record de pertes humaines et animalières ; destruction des forêts, pollutions aggravées ; conséquences désastreuses pour la faune et la flore, la biodiversité et l'agriculture ; sans oublier les traumatismes des populations concernées et de leurs proches, la sécheresse et ses conséquen ces. La conscience des enjeux écoloclimatiques – une terminologie qui permet d'imbriquer écologie et climat – ne cesse de grandir. Après l'été meurtrier des canicules et des incendies, pointons l'incurie des pouvoirs publics, le bilan lamentable de Macron quant aux enjeux écoloclimatiques, le négationnisme trumpiste des droites « républicaine » et néofasciste quand à l'existence et aux ravages du réchauffement climatique. Continuons également de dénoncer les politiques d'austérité injustes sur le plan social, stupides sur le plan économique et aujourd'hui criminelles sur le plan écoloclimatique. Entendons les exigences immédiates des syndicalistes pompiers et des populations concernées sur la protection des forêts et les alternatives en matière de pratiques agricoles et sylvicoles... Enfin, faisons le lien – passé sous silence par le monde politique et médiatique – entre ces catastrophes et leurs causes : la fuite en avant de la course au profit capitaliste et productiviste. Ce lien doit s'accompagner de propositions alternatives donnant un contenu à la bifurcation écologique et indiquant un autre lien, cette fois entre résistances et alternatives : abandon des productions fossiles et de leur financement, reconversion écologique et autogestionnaire en productions d'utilité sociale et écologique, sans perte d'emplois. Dans le désastre de cet été, valorisons les pratiques de solidarité citoyenne et d'autoorganisation prometteuses, significatives d'aspirations à d'autres relations humaines et sociales. Après les manifestations, dans plusieurs villes se sont tenues des assemblées générales pour donner des suites, et construire des perspectives communes. Prenons nos affaires en main, par le bas, et sans attendre !

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