Une première, le 21 septembre : un débat en visio co-organisé par le Réseau coopératif Gauche Alternative et l'organisation corse A Manca sur le thème « Projet gouvernemental d'autonomie pour la Corse : quels enjeux ? »
Le Réseau a rappelé ses références sur le fond : droit à l'auto-détermination des peuples partout dans le monde - et notamment du peuple corse - face aux colonialismes et aux impérialismes.
A Manca a fait une analyse de la situation en Corse en inscrivant le projet gouvernemental dans un contexte plus général : accentuation des inégalités sociales et de la pauvreté, ravages du sur-tourisme (« totalitourisme ») et mainmise mafieuse sur l'économie de l'île... Ce fut aussi l'occasion pour A Manca de rappeler l'histoire coloniale méconnue de la Corse, de l'expérience de l'indépendance paoliste (1755-1769) jusqu'aux mobilisations massives auto-organisées de la jeunesse en 2022 après l'assassinat d'Ivan Colonna.
L'appréciation du projet gouvernemental d'autonomie différencie l'approche d'A Manca du refus exprimé par le FLNC-UC et de l'aile droite identitaire du nationalisme corse.
Pour A Manca - issue de la gauche nationaliste mais qui ne se réclame plus du nationalisme et qui s'oppose à toute démarche identitaire -, tout ce qui peut permettre un pas en avant dans le sens du pouvoir de la société corse doit être pris en compte, en dépit d'un projet très modéré et ne remettant pas en cause le domaine régalien.
Les échanges ont été particulièrement riches et prometteurs. Le processus de mise en route d'un tel projet d'autonomie risque de connaître un accroc majeur avec le probable prochain coup d'arrêt donné par un sénat très à droite. Comment la société corse réagira-t-elle alors ?
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