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3 septembre 2026

Pour une Gauche Alternative #23 Notre bulletin quinzomadaire

Édito : Une rentrée de combat ?
L’été qui s’achève laissera durablement le souvenir de catastrophes écolo-climatiques majeures : sécheresse inédite aux conséquences dramatiques pour la santé des populations, la biodiversité et l’activité économique, en particulier agricole ; incendies difficilement maîtrisés ; tornade destructrice… Des catastrophes aux dimensions planétaires avec les incendies géants en Amérique du nord, la sécheresse au Pérou et en Amérique centrale, les inondations en Chine, le drame du Népal... Pour qui en douterait encore, le dérèglement climatique est bien là !
En France, la crise aura révélé le niveau d’impréparation des pouvoirs publics sur fond de politiques austéritaires et courtermistes menées depuis des décennies. Faut-il rappeler qu’en novembre 2025, députés de droite et du RN ont rejeté l’augmentation de la taxe spéciale sur les contrats d’assurance destinée à financer les Services Départementaux d’Incendie et de Secours ? Le paradoxe de la situation est que le capital et ses soutiens négationnistes profitent de la crise climatique pour justifier sans vergogne leur fuite en avant, comme avec le vote en juillet de la loi Duplomb II – véritable démantèlement des protections de l’environnement, en particulier en matière de gestion de l’eau.
Le MEDEF n’est pas en reste qui, lors de son université d’été, a posé ses exigences dans la perspective des élections de 2027. Le patronat est à l’offensive pour en finir avec ce qui reste de « l’État social ». Retraites, cotisations sociales, impôts et « normes » sont clairement dans le collimateur patronal. Ce discours de combat est complaisamment repris par la droite et l’extrême droite et par un gouvernement qui nous annonce un budget d’austérité record pour 2027 au nom de la lutte contre l’endettement. De l’argent, il y en a pourtant quand on apprend que les bénéfices des entreprises du CAC 40 ont augmenté de 34 % au premier semestre 2026. 20 milliards d’€ de plus par rapport au premier semestre 2025 quand 15 % de la population vit sous le seuil de pauvreté (un record !).
Dans ce contexte, les mobilisations sociales et citoyennes des semaines à venir – contre les violences faites aux femmes et aux enfants, pour la défense des libertés publiques, pour le climat, pour les solidarités,... – sont d’une importance capitale. Leur succès peut marquer le début d’un changement du rapport des forces plus favorable à notre camp social. Il serait un point d’appui pour faire reculer la tentation néo-fasciste et commencer à dessiner un avenir désirable.
Enfin une loi cadre ?
La culture du viol doit cesser !
Les associations féministes luttent depuis longtemps en France pour obtenir une loi-cadre contre les violences sexistes et sexuelles envers les femmes et les enfants . Depuis 2024, une coalition féministe et enfantiste- (regroupant 150 associations, ONG, syndicats) s’est créée pour revendiquer une loi cadre-intégrale à l’image de la loi espagnole votée depuis plus de 20 ans avec des conséquences non négligeables : deux fois moins de féminicides et deux fois plus d’hommes violents condamnés !
On parle de loi intégrale car il s’agit d’un cadre législatif complet contre les violences sexuelles et sexistes en renforçant la prévention, la protection et l’efficacité de la justice.
Suite au meurtre de Lyhannah, cette coalition a appelé à de nombreux rassemblements et manifestations jusqu’au 4 juillet et a écrit une pétition (140 mesures) afin de repenser globalement la prévention, la protection,la justice, l’accompagnement et la réparation. Elle affirme que la lutte contre les violences sexistes et sexuelles faites aux femmes est indissociable des violences faites aux enfants : elles relèvent d’un même continuum de domination.
Ce travail collectif a conduit à la création d’une coalition parlementaire transpartisane qui propose une loi intégrale qui devrait être soumise au parlement en octobre.
En l’état, la loi proposée en août n’est pas entièrement satisfaisante : sans détailler, elle insiste trop sur la répression et sur les moyens juridiques laissant de coté une grande partie de la prévention (très présente dans la pétition de la coalition). De plus elle ne précise pas le financement indispensable (2,6 milliards d’euros) pour la mettre en œuvre.
Cependant, tout n’est pas joué. Cette loi doit être modifiée dans le sens des propositions faites par la coalition. Une commission parlementaire se réunit le 7 septembre et va travailler en tenant compte des amendements qui vont être déposés par la coalition et les associations féministes.
C’est pourquoi il est essentiel de reprendre les rassemblements, manifestations ...tous les lundis à partir du 7 septembre.Enfin une loi cadre ?
La culture du viol doit cesser !
Les associations féministes luttent depuis longtemps en France pour obtenir une loi-cadre contre les violences sexistes et sexuelles envers les femmes et les enfants . Depuis 2024, une coalition féministe et enfantiste- (regroupant 150 associations, ONG, syndicats) s’est créée pour revendiquer une loi cadre-intégrale à l’image de la loi espagnole votée depuis plus de 20 ans avec des conséquences non négligeables : deux fois moins de féminicides et deux fois plus d’hommes violents condamnés !
On parle de loi intégrale car il s’agit d’un cadre législatif complet contre les violences sexuelles et sexistes en renforçant la prévention, la protection et l’efficacité de la justice.
Suite au meurtre de Lyhannah, cette coalition a appelé à de nombreux rassemblements et manifestations jusqu’au 4 juillet et a écrit une pétition (140 mesures) afin de repenser globalement la prévention, la protection,la justice, l’accompagnement et la réparation. Elle affirme que la lutte contre les violences sexistes et sexuelles faites aux femmes est indissociable des violences faites aux enfants : elles relèvent d’un même continuum de domination.
Ce travail collectif a conduit à la création d’une coalition parlementaire transpartisane qui propose une loi intégrale qui devrait être soumise au parlement en octobre.
En l’état, la loi proposée en août n’est pas entièrement satisfaisante : sans détailler, elle insiste trop sur la répression et sur les moyens juridiques laissant de coté une grande partie de la prévention (très présente dans la pétition de la coalition). De plus elle ne précise pas le financement indispensable (2,6 milliards d’euros) pour la mettre en œuvre.
Cependant, tout n’est pas joué. Cette loi doit être modifiée dans le sens des propositions faites par la coalition. Une commission parlementaire se réunit le 7 septembre et va travailler en tenant compte des amendements qui vont être déposés par la coalition et les associations féministes.
C’est pourquoi il est essentiel de reprendre les rassemblements, manifestations ...tous les lundis à partir du 7 septembre.
Incendies dramatiques en Algérie
En Europe occidentale, l’été 2026 a été le plus chaud jamais enregistré. C’est un signe fort du dérèglement climatique, la catastrophe du Népal en est un autre, et on peut multiplier les exemples, y compris dans des zones proches : le Maghreb, et particulièrement l’Algérie et la Tunisie, a connu un été exceptionnellement torride, la dernière semaine d’août a connu des températures supérieures à 45°. En Tunisie, pays où les disponibilités en eau sont les plus faibles du Maghreb, la pénurie en bouteilles d’eau a amené de véritables émeutes où la population assoiffée à pris d’assaut des camions de livraison.
Mais c’est en Algérie que la situation a été la plus dramatique : du 26 au 30 août, des incendies d’une violence inouïe ont balayé les montagnes littorales de Petite Kabylie, notamment la région de Jijel, située à mi-distance d’Alger et de la frontière tunisienne. Attisés par les températures extrêmes et des rafales de vent violent (1), les multiples foyers d’incendie (près de 200?) ont parcouru en quelques heures une zone s’étendant d’ouest en est sur une centaine de km où des dizaines de milliers - voire des centaines de milliers - d’hectares de forêts de pins d’Alep et de chênes lièges ont brûlé. L’épaisseur des fumées était telle qu’elles ont été capturées par le satellite européen Copernicus Sentinel- 3 et que leur panache s’étendait jusqu’à la frontière tunisienne, 250 km à l’est de Jijel.Le bilan humain est dramatique : plus de 200 morts , selon une estimation basse, 3 à 4 fois plus selon une autre estimation, bien pire que celui de 2021 (90 morts).

(1) Il est probable que la violence des vents ne permettait pas l’intervention des Canadair et autres bombardiers d’eau que l’Algérie avait achetés après la catastrophe de 2021.
  




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