C'est le triste bilan du macronisme :
⬥ une croissance nulle : après un trimestre à zéro, elle plafonne à 0,2%. La consommation des ménages – liée aux dépenses énergétiques – évite pour l'instant la récession. Jusqu'à quand ?
⬥ l'inflation a atteint 2,4% en Août (0,9% l'an dernier) : Après la hausse des prix de l'énergie (+13,7%) viendra celle des autres prix à la consommation, en particulier dans l’alimentaire. L'inflation est inégalitaire, entraîne plus d'appauvrissement pour les couches populaires avec des dépenses contraintes et des privations croissantes. Quels seront les effets à terme sur la société ?
⬥ l'emploi salarié recule dans le privé (-0,4%) depuis 6 trimestres. L'emploi total, positif grâce au secteur public et à l'emploi non salarié, sert à masquer la crise. Une grande partie des emplois créés sont des emplois précaires, c'est à dire fragiles.
La coalition droite-RN veut imposer des réponses qui sauvegardent les profits au prix d'une accentuation de la politique de l'offre. Pour cela il leur faut convaincre de "faire des sacrifices", des économies tout en se privant de rentrées fiscales :
⬥ utilisation de l’argument de la dette "intenable" pour justifier les baisses dans la dépense sociale et le service public (voir https://www.mediapart.fr/journal/economie-et-social/070926/la-crise-de-la-dette-un-recit-conservateur-visee-repressive)
⬥ attaque sur la protection sociale : franchises, arrêts de maladie, retraites... Une étape supplémentaire est franchie avec la mise en cause de la cotisation sociale : c'est la proposition de TVA dite sociale, mais aussi d'ouverture à la capitalisation pour les retraites.
Une riposte unitaire s'organise autour d'exigences sur les salaires et les services publics.
La journée du 29 septembre est certes limitée à la fonction publique, mais elle peut créer une dynamique unitaire. La mobilisation massive des pompiers peut catalyser les actions.
Dans la bataille du budget, les syndicats demandent la taxation des riches. La demande pourrait s'accentuer : la violence de Patrick Martin, président du MEDEF, contre la taxe Zucman traduit la peur du patronat. Le référendum sur la taxation à 5% de la fortune des milliardaires prévu le 3 novembre en Californie peut aussi activer ce débat chez nous.
Lutter contre les inégalités – largement perçues comme inacceptables – est essentiel contre le RN en exacerbant les contradictions avec les droites et en son sein même .
Suivons le conseil de Sophie Binet : Il faut « saturer le débat avec les questions sociales ».C'est le triste bilan du macronisme :
⬥ une croissance nulle : après un trimestre à zéro, elle plafonne à 0,2%. La consommation des ménages – liée aux dépenses énergétiques – évite pour l'instant la récession. Jusqu'à quand ?
⬥ l'inflation a atteint 2,4% en Août (0,9% l'an dernier) : Après la hausse des prix de l'énergie (+13,7%) viendra celle des autres prix à la consommation, en particulier dans l’alimentaire. L'inflation est inégalitaire, entraîne plus d'appauvrissement pour les couches populaires avec des dépenses contraintes et des privations croissantes. Quels seront les effets à terme sur la société ?
⬥ l'emploi salarié recule dans le privé (-0,4%) depuis 6 trimestres. L'emploi total, positif grâce au secteur public et à l'emploi non salarié, sert à masquer la crise. Une grande partie des emplois créés sont des emplois précaires, c'est à dire fragiles.
La coalition droite-RN veut imposer des réponses qui sauvegardent les profits au prix d'une accentuation de la politique de l'offre. Pour cela il leur faut convaincre de "faire des sacrifices", des économies tout en se privant de rentrées fiscales :
⬥ utilisation de l’argument de la dette "intenable" pour justifier les baisses dans la dépense sociale et le service public (voir https://www.mediapart.fr/journal/economie-et-social/070926/la-crise-de-la-dette-un-recit-conservateur-visee-repressive)
⬥ attaque sur la protection sociale : franchises, arrêts de maladie, retraites... Une étape supplémentaire est franchie avec la mise en cause de la cotisation sociale : c'est la proposition de TVA dite sociale, mais aussi d'ouverture à la capitalisation pour les retraites.
Une riposte unitaire s'organise autour d'exigences sur les salaires et les services publics.
La journée du 29 septembre est certes limitée à la fonction publique, mais elle peut créer une dynamique unitaire. La mobilisation massive des pompiers peut catalyser les actions.
Dans la bataille du budget, les syndicats demandent la taxation des riches. La demande pourrait s'accentuer : la violence de Patrick Martin, président du MEDEF, contre la taxe Zucman traduit la peur du patronat. Le référendum sur la taxation à 5% de la fortune des milliardaires prévu le 3 novembre en Californie peut aussi activer ce débat chez nous.
Lutter contre les inégalités – largement perçues comme inacceptables – est essentiel contre le RN en exacerbant les contradictions avec les droites et en son sein même .
Suivons le conseil de Sophie Binet : Il faut « saturer le débat avec les questions sociales ».
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