15 juin 2026

UNE LOI CADRE DE TOUTE URGENCE POUR PROTEGER LES ENFANTS ET LES FEMMES DES VIOLENCES SEXUELLES.

À l’appel de la Coalition féministe et enfantiste, le Réseau Coopératif de Gauche Alternative se joint à la mobilisation nationale ce lundi 15 juin à 19h, devant les tribunaux en France et devant le Ministère de la Justice à Paris, pour exiger l’adoption d’une loi-cadre intégrale contre les violences sexuelles.
Lundi dernier, plus de 60 000 personnes se sont rassemblées en mémoire de Lyhanna et de toutes les victimes de violences sexistes et sexuelles. Ce drame tragique illustre ce que la Coalition dénonce depuis des années : des plaintes non traitées, une impunité systémique, une justice sous-dotée. Pourtant, face à l’ampleur de la crise, Emmanuel Macron et Gérald Darmanin se défaussent.
Oui, les moyens humains et financiers sont nécessaires et urgents. Mais le gouvernement est dans le déni : il manque une volonté politique au sommet pour prioriser la lutte contre les violences sexistes et sexuelles (VSS) et en finir avec l’impunité des agresseurs. Une réponse globale et systémique aux violences sexistes et sexuelles est indispensable pour lutter contre le patriarcat.
Les mouvements féministes et enfantistes mènent un même combat : contre les violences sexistes et sexuelles, contre le patriarcat et contre l’adultisme – ce système d’oppression qui place les adultes en position de domination sur les enfants et les jeunes, niant leurs droits et leurs voix.
La proposition de loi portée par la Coalition couvre toutes les sphères où la violence s’exerce (justice, police, santé, travail, éducation, numérique) et vise à combler les angles morts du droit, protéger les publics les plus exposés et garantir une prévention et une justice efficace.
Nous exigeons une loi qui :
• Crée une politique publique coordonnée contre les violences sexuelles, impliquant tous les ministères concernés.
• Alloue 2,6 milliards d’euros par an, dont 344 millions contre les violences sexuelles, pour une justice et une prise en charge efficaces.
• Protège les enfants en créant une infraction pour l’inceste, en rendant ces crimes imprescriptibles et en abandonnant le « syndrome d’aliénation parentale ».
• Développe une prévention ambitieuse , rend effective l’éducation à la affective affective et relationnelle à l’Ecole, avec des recrutements et formations pour les professionnel·les.
• Intègre une approche intersectionnelle pour prendre en compte les discriminations croisées (genre, âge, origine, handicap, etc.).
• Lutte contre la pornographie criminelle en interdisant l’accès des mineurs et en supprimant les contenus illégaux.
• Responsabilise les employeur-euses : plans de prévention obligatoires, sanctions immédiates pour les agresseurs et congé d’urgence pour les victimes.
• Garantit des soins accessibles avec un remboursement à 100 % des frais psychologiques et des centres d’urgence 24h/24.
• Garantit un accès effectif au droit pour toutes les victimes, sans obstacle administratif ou financier et améliore le dépôt de plainte avec des brigades spécialisées et un accès immédiat à l’aide juridictionnelle.
• Renforce la protection des victimes dans tous les espaces et pendant les procédures judiciaires et interdit les enquêtes sur leur passé sexuel.
• Spécialise la justice avec des formations obligatoires et un suivi strict des agresseurs.
Ce projet de loi reprend un grand nombre des recommandations de la Ciivise (Commission indépendante sur l’inceste et les violences sexuelles faites aux enfants), mais aussi des revendications portées depuis des années par les mouvements féministes et enfantistes.
Nous refusons les options « tout sécuritaire » et la récupération par l’extrême droite, qui instrumentalisent la lutte contre les violences pour renforcer des politiques répressives et liberticides. La réponse doit être structurelle, systémique et centrée sur les droits des victimes.
Nous ne lâchons rien !
Nous manifesterons tous les lundis jusqu’à ce que la loi-cadre intégrale soit mise à l’ordre du jour, adoptée et dotée de moyens.
Rendez-vous ce lundi 15 juin à 19h :
• Devant les tribunaux dans toute la France
• Devant le Ministère de la Justice à Paris

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