Depuis 2008, des flottilles citoyennes autour de la FFC (Freedom Flottilla Coalition) ont tenté de briser le blocus illégal de Gaza et d’exiger le droit à l’autodétermination pour le peuple palestinien.
Freedom Flotilla 2022Depuis le début du génocide, la coalition a décidé de réactiver cette campagne au départ de Marseille dans la mesure où la France est de facto complice du génocide.
Avant son départ, la flottille a reçu des menaces du fait de la guerre impérialiste contre l'Iran et le Liban. Israël, arguant que tenter de briser un blocus en temps de guerre est particulièrement dangereux, pourrait aller, cette fois-ci, jusqu'à emprisonner les participant.es à vie, les faire disparaître, voire les tuer !
Le départ s'est fait comme prévu le 4 avril de l'Estaque en direction de l'Italie ; les participant.es décideront de continuer ou pas en fonction de l'actualité. Mais c'est déjà une victoire populaire.
Concrètement, pour préparer ce départ, l'organisation s'est faite de manière non hiérarchique, autonome, sous forme de collectifs, sans attendre l'autorisation des pouvoirs publics et avec la participation de habitants de l’Estaque. Depuis six mois, avec des investissements financiers différents, il a été possible de préparer une flottille de 20 bateaux : équipages, nécessaire à la mission, aides pour Gaza… Et ceci grâce à des gens compétents, militants, bénévoles, désireux de ne pas se laisser voler leur monde par des fascistes qui essaient de le prendre.
Outre les manifestations « physiques » (flottille, rassemblements, meeting de soutien…), les déclarations et communiqués, l’interpellation de nos élus, les actions de boycott… une autre forme d’action n’est pas à négliger : les initiatives citoyennes qui sont possibles aussi bien auprès du parlement français que de l’UE.
Ainsi, la scandaleuse proposition de loi Yadan (PPL 575) a fait l’objet d’une pétition "Non à la loi Yadan", rédigée le 18 février par un de nos concitoyens et qui a été mise en ligne sur le site de l’Assemblée nationale. Pour être examinée par l’AN, toute pétition doit recueillir, a minima, 500 000 signatures vérifiées. Or à ce jour (14-04-2026), plus de 700 000 personnes ont signé. [NB jeudi 16 avril le gouvernement a fait un pas en arrière en retirant (provisoirement?) le texte de loi. C'est une première victoire.]
Par ailleurs, une initiative citoyenne européenne (ICE) a été lancée le 14 janvier 2026 appelant la Commission à présenter au Conseil une proposition de suspension totale de l’accord d’association UE-Israël. Un million de personnes l'ont signé, soit le minimum requis par les instances de l’UE pour qu’elle soit prise en compte.
Ce sont deux beaux succès, obtenus grâce au travail des associations de soutien au peuple palestinien, bien relayées par des ONG généralistes comme Amnesty, la LDH… Continuons : plus les signatures seront nombreuses, plus nous aurons des chances d’être entendu.es.
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