20 février 2026

Municipales : répondre aux enjeux écologiques

A l’approche des élections municipales, il est utile de rappeler le rôle majeur que les 
communes – et peut-être encore plus les structures intercommunales – communautés de communes, d’agglo ou urbaines, métropoles – peuvent jouer face aux urgences écologiques et climatiques. A un moment où au plan national et européen la tendance est plutôt aux régressions et même au détricotage des politiques en faveur de l’environnement, un engagement local fort s’avère indispensable pour répondre aux enjeux écologiques.
C’est déjà au niveau de leurs compétences de base que les communes et leurs structures intercommunales peuvent développer une action ambitieuse : travailler à la reconquête de la qualité des eaux et au retour sous gestion publique des services d’eau et d’assainissement ; agir pour la réduction des déchets, le recyclage et le réemploi ; aller vers une alimentation 100% bio et de plus en plus locale dans la restauration collective (cantines scolaires, établissements sociaux locaux) ; favoriser les mobilités douces et développer les transports en commun gratuits ; travailler à la place de la nature en ville, au retour de la biodiversité, à la dés-impérméabilisation des surfaces bitumées comme les cours d’école ; réaliser l’isolation thermique des bâtiments publics locaux et s’engager dans une politique de sobriété énergétique…
Les outils de planification et de prospective ne manquent pas pour mener à bien de telles politiques sur le long terme. A commencer par le Plan Local d'Urbanisme, le plus souvent devenu intercommunal et intégrant le Plan Local de l'Habitat. C'est l'outil privilégié pour organiser le territoire et son évolution : localisation de différents types d'activités (habitat, activités économiques, commerciales, équipements publics et culturels); zones agricoles, naturelles, humides à préserver ou restaurer ... Mais d'autres outils existent à l'échelle intercommunale : Plan climat-air-énergie territorial (PCAET), obligatoire dans les intercommunalités de plus de 20 000 habitant-es, pour améliorer la qualité de l'air, réduire la consommation de l'énergie et les émissions de gaz à effet de serre. Projets alimentaires territoriaux (PAT) pour soutenir l'installation d'agriculteurs, les circuits courts et les produits locaux.
Encore faut-il que les équipes municipales s'en emparent. Encore faut-il que ces outils ne soient pas "gérés" de manière technocratique mais que la population soit largement associée à leur conception et à leur mise en oeuvre dans une perspective de démocratie active.

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