Nouveau record pour le CAC 40 qui « a dépassé pour la première fois le cap des 8 400 points, porté par une vague de bons résultats d'entreprises, une situation politique moins instable et un mouvement général d'attrait pour l'Europe sur les marchés." (la Tribune)
En dix-huit mois la CGT a recensé 483 plans de suppressions d’emplois , soit 107 562 emplois menacés ou supprimés (dont près de la moitié dans l’industrie). Avec les emplois indirects et induits (services, commerces proches, sous-traitants…), l’impact négatif serait de 200 à 300 000 emplois depuis septembre 2023. Les médias officiels préfèrent mettre en avant des dizaines, voire des centaines d'emplois créés dans quelques entreprises vedettes que d’informer sur cette réalité.
Record du CAC 40 et vagues de plans dits sociaux sont les deux face d'une même médaille, la politique de l'offre mise en œuvre dans les dernières décennies:
• il n’a jamais été aussi facile - avec la loi travail, les ordonnances Macron...-de licencier en France, les contre-réformes successives ont réduit le coût du chômage (pour le Capital) et affaibli les droits des salarié·e·s et de leur représentation.
• des milliards d’euros d’aides publiques sont distribuées aux entreprises privées (211 milliards en 2024), sans contrepartie sur l’emploi ou les investissements. (Sanofi, a supprimé près de 12 000 postes en vingt ans )
• les taux de marges ont augmenté, passant de 28 % en 2015 à 32 % en 2025… les dividendes ont augmenté de 75 %, trois fois plus que les investissements…
Une politique de l'offre au service d'un capitalisme en mutation qui veut s'accaparer les richesses, sans limitation de son pouvoir d'accaparement. Il compte sur les Etats pour maintenir l'ordre et les conditions de cette mutation : Epstein est synonyme de criminalité sexuelle, de pédocriminalité...mais c'est surtout - par ses réseaux politico-financiers - le nom de cette bourgeoisie mondialisée prête à tout pour augmenter ses profits et dont les propres règles n’ont rien à voir avec celles qu’elle impose aux populations. Le coût social et environnemental est passé en pertes et profit: le climato-scepticisme de Trump est l'arbre qui cache la forêt de tous les retours en arrière . Ce capitalisme qui fait sécession du reste de la société ne peut être une réponse aux crises, au contraire. Il nous faut sortir de leur logique et préparer l'euthanasie des actionnaires et des rentiers qui aujourd’hui dominent le monde et le mènent à sa perte.
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