5 février 2026

A Gaza, le génocide continue, le projet néocolonial avance, l’autodétermination attendra.

Depuis que le prétendu cessez-le-feu est entré en vigueur en octobre 2025, l'armée israélienne l'a violé des centaines de fois.
Chaque fois on dénombre de nouvelles victimes civiles : des femmes, des enfants, des vieillards ; le bilan s'élève à plus de 500 morts directs. Mais les Gazaoui-es continuent de mourir aussi des conséquences de la famine ou du manque de soins et de traitements. Certains jeunes enfants sont même morts de froid dans des abris de fortune trop peu protecteurs dans cette période hivernale.
Pour les habitant-es de Gaza, c'est la poursuite d’une guerre qui n’a jamais cessé. Tous les prétextes sont bons pour les Forces d'Occupation Israéliennes (FOI). Le constat est terrifiant : Israël se moque du cessez-le-feu. Et aucun pouvoir, aucune instance internationale, ne l'oblige à le respecter.
La ligne jaune installée par l’État sioniste sépare le minuscule territoire (160 km2) réservé aux plus de 2 millions de Gazaoui.es, des 200 km² qui restent sous contrôle israélien. L'immense majorité de ses habitant-es vit dans des conditions indignes : ruines d'habitations en dur et surtout tentes inadaptées à la pluie et au froid hivernal. L’ouverture partielle et contrôlée par Israël du passage de Rafah n’aura qu’un impact très limité.
En violation flagrante du droit international, Israël limite l'arrivée de l'aide humanitaire et a interdit à l'UNRWA de poursuivre sa mission. Netanyahou veut aussi expulser 37 ONG comme Médecins sans Frontières ou Handicap International. Les prétextes sont toujours les mêmes : des liens supposés avec des terroristes, sans aucune preuve. En fait, par l’utilisation systémique de la violence, Israël cherche à pousser au départ « volontaire » les Gazaoui.es, Netanyahou 
n'ayant pas renoncé à son projet de déportation.
De son côté, Trump vient de lancer un « Conseil de la Paix » dont la mission principale serait la reconstruction de Gaza sans associer la population. Ce « Conseil » est en fait une tentative de remplacement des instances de l'ONU, au profit d'un plan impérialiste et colonial sous sa direction. Ce projet est une nouvelle atteinte au droit international dont Trump n’a que faire.
Les Gazaoui-es demandent le respect absolu du cessez-le-feu et le retrait intégral des FOI de la totalité de leur territoire. Iels veulent aussi que l'aide humanitaire puisse leur parvenir sans restriction aucune et que cesse définitivement le blocus. Leur droit à l'autodétermination doit enfin être reconnu et appliqué. C’est sur ces bases que nous continuerons à nous mobiliser

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