Le contexte (à très grands traits)
- Le camp de l’émancipation est sur la défensive
- Un capitalisme prédateur et écocide cherche à s’imposer à l’échelle internationale.
- Il est de plus en plus porté par des forces d’extrême droite et néofascistes qui menacent les libertés démocratiques . Ces forces ont réussi à imposer leur hégémonie sur quasiment l'ensemble de la droite classique, dans de nombreux pays, en particulier en France et aux Etats-Unis, ce qui accentue la menace néo-fasciste à l'échelle mondiale
- En même temps les sociétés résistent. Des luttes, des formes de luttes apparaissent et se développent. Elles peuvent parfois bousculer d’anciennes formes/structures nées depuis le 19è s/20é s…Méfiance envers les syndicats, critiques des partis…C’est la crise de la représentation et la crise de la politique.
Dans ce contexte français et international, quels peuvent être les objectifs et quelles fonctions donner à un modeste réseau comme le nôtre ?
Il a semblé important à l’équipe d’animation de lancer un débat sur ces questions qui tournent autour de la question de préciser quelle est la spécificité de l’activité politique, de savoir si l’objectif/un des objectifs du réseau est de contribuer à la création d’une force politique nouvelle ?
Dans nos échanges internes, et dans la feuille, on a commencé à avancer quelques éléments.
- On est unitaire. L’unité est nécessaire pour construire un bloc social et politique pour résister et imposer une autre politique. Dans ce cadre on s’engage pour participer à la construction d’une alternative de gauche ancrée à la base dans des collectifs locaux du NFP.
- On est révolutionnaire, pour un avenir dégagé du capitalisme. Et on s’engage pour faire émerger avec d’autres un mouvement(une dynamique) politique de gauche alternative qu’on définit de la façon suivante : anticapitaliste et autogestionnaire, écologiste et féministe, anti-raciste et anti-validiste, internationaliste et altermondialiste.
1) On part des mouvements qui émergent de la société… Mouvements citoyens, sociaux, écolos, féministes, antiracistes, internationalistes, altermondialistes.
On considère que :
Ø Ces mouvements sont politiques
Ø Ils participent de la résistance contre les dominations, l’exploitation et les oppressions.
Ø Ce sont des lieux et des moments où se définissent de nouvelles formes de vie démocratique, avec des volontés de maîtriser ce qu’on fait du début à la fin.
Ø Ils contribuent chacun à leur manière et ensemble à avancer vers une société débarrassée des dominations et des oppressions.
Ø Il n’y a pas de hiérarchie entre eux au sens où un combat serait principal et d’autres secondaires c’est-à-dire moins importants.
2) Ces mouvements ne sont pas nés aujourd’hui. Ils ont donné naissance au cours de l’Histoire à diverses associations, syndicats, partis. Nous n’établissons entre ces structures et formes d’organisations, donc entre l’associatif, le syndicalisme, les partis aucune hiérarchie.
3) Le réseau ne cherche pas à créer un parti pour avoir des élu·es. On ne pense pas que la politique est « le débouché » des luttes et des mouvements. Un objectif du réseau est donc la participation à la création, le soutien à l’auto-organisation de tous les mouvements de contestation et le rejet de ce qui est instrumentalisation, volonté de les diriger.
4) Un 2nd objectif du réseau est de participer à tout ce qui va favoriser l’action commune de ces mouvements, structures… de les faire coopérer, converger à travers des forums, des rencontres, des coordinations que l’on souhaite pérennes.
5) Un des objectifs du réseau peut être aussi de contribuer avec d’autres, à l’occasion de compétitions électorales, à l’émergence de candidatures par en bas de non professionnel·les de la politique représentant cet arc en ciel de résistances et des alternatives (contre la professionnalisation de la politique)
6) Quelles spécificités collectivement donne-t-on aux collectifs politiques (en général et au nôtre en particulier ?)
On a bien vu qu’ici, en septembre, autour de la contestation du budget, se mêlaient des revendications sociales, écolos (dans la foulée de la pétition contre la loi Duplomb) démocratiques (contestation du fonctionnement, de la nature de la Vème Rép). Les journaux qui publient sur les révoltes, contestations qui ont cours dans le monde actuellement soulignent à juste titre que les revendications pour la justice sociale, la justice climatique sont liées et plus ou moins articulées….
D’un autre côté, on attribue généralement aux collectifs politiques (c’est-à-dire partis, mouvements, organisations politiques bien que les fonctionnements de chacun puissent être totalement différents) des fonctions de mémoire, de synthèse entre les expériences et les projets, de mise en cohérence des luttes, des mouvements et de leur intégration à un ou des projets plus globaux, donc d’élaboration programmatique, stratégique).
Comment on situe le Réseau coopératif de Gauche Alternative dans tout cela ?
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