19 mars 2026

Pour un front antifasciste de la base au sommet !

Extrait du #14 de la feuille du RCGA
Multiplier les initiatives festives et militantes
La mort de Quentin Deranque à Lyon le 14 février a été un moment de bascule politique. La provocation à laquelle s’est livrée la nébuleuse néofasciste ce jour-là a permis de consolider une union des droites avec le RN en pivot, des groupes ultras jusqu’à des pans entiers d’Horizons englobant Reconquête, l’UDR et la grande majorité des LR.
Des collectifs locaux (ici de Paris 18e et du 93) dans la Marche des Solidarités, samedi 14 mars
Cette bascule s’opère en effet lorsque les groupes d’extrême-droite provocateurs et violents sont érigées en victimes, que toute la gauche est accusée de fascisme, lorsqu’une partie de la gauche est qualifiée « d’anti France », expression antisémite de la fin du 19ème siècle. Elle s’opère encore quand des locaux syndicaux, associatifs, politiques sont, en toute impunité, vandalisés, quand des militant·es sont agressé·es, des candidat·es menacé·es. Sous proposition du dirigeant de l’UDR, une minute de silence pour l’activiste néonazi été observée à l’Assemblée Nationale. A la demande du ministère de l’Intérieur, contre l’avis de nombreux maires, les  préfectures, dont celle de Lyon, ont autorisé partout en France des parades néofascistes alors que le même ministre a interdit plusieurs manifestations de solidarité à la population palestinienne de Gaza victime de génocide. A l’Assemblée, en commission, la droite soutenue par l’extrême droite propose de créer des centres de retour hors Union Européenne pour les migrant·es refoulé·es des pays européens. 
Des cortèges syndicaux
Lors des Municipales, le rapprochement entre droite et extrême droite s’est accéléré partout. Cette Union des droites correspond au projet des patrons réactionnaires Stérin/Bolloré/ Arnault et autres : un Etat fort pour démanteler l’Etat de droit, tenir en lisière les contestations, poursuivre la politique du bouc émissaire via l’islamophobie et le rejet des migrant·es et s’intégrer sur le plan international à l’ordre mondial voulu par Trump et Poutine.
Il leur faut aller vite car la société résiste. On l’a vu dans les cortèges massifs et colorés du 8 mars (pour les droits des femmes) et du 14 mars (contre le racisme et les violences policières). La progression du néofascisme n’est en rien une fatalité. La gauche citoyenne, syndicale, associative et politique s’est levée au printemps 2024 pour l’empêcher et le NFP est né. Elle a encore la puissance nécessaire pour mettre fin aux divisions mortifères. Elle peut être motrice pour créer un front antifasciste large, organisé à la base dans les quartiers, les villages, sur les lieux de travail et d’études, qui mette en place une autodéfense populaire de masse, inclusive comme celle des habitant-es des quartiers aux Etats-Unis contre les exactions de l’ICE. Elle a la force pour pousser à la formation d’un bloc social et 
politique créant une alternative au néolibéralisme, au racisme, au néofascisme.

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