(Extrait de Pour une Gauche Alternative #13)
Seize municipalités ! Elles sont 16 communes à être gérées au quotidien par les néo-fascistes, la plupart par le RN. Leur bilan ? Accablant !
Pour les habitant·es : les CCAS voient leur budget diminué (Béziers, Le Pontet). Les écoles sont vétustes et sous-dotées, les crèches privatisées coutent plus chères aux usager·es (Perpignan). Les activités périscolaires sont souvent payantes, leurs prix augmentent. La gratuité de la cantine scolaire est supprimée pour les plus faibles revenus (Le Pontet). Des espaces culturels sont fermés. L’électricité et le gaz sont coupés au Secours Populaire et le maire de Hénin-Beaumont essaie de l’expulser de ses locaux. L’entretien des réseaux d’eau, de la voirie est souvent insuffisant.
Des mesures discriminatoires et racistes sont prises comme la suppression des repas de substitution pour les élèves musulmans. Les marchés sont « nettoyés » des vendeurs musulmans.
Les lois de la république ne sont pas respectées : la loi « mariage pour tous » ‘n’est pas appliquée, des atteintes à la laïcité sont relevées (comptage des élèves en fonction de leur origine). Des arrêtés anti-roms sont pris, des couvre-feux pour les mineurs de certains quartiers sont instaurés. La préférence nationale est mise en place pour l’attribution des HLM.
Des mesures autoritaires sont prises à l’encontre des personnels communaux : management toxique, attaques contre les représentant·es syndicaux·ales (Hénin-Beaumont), interdiction d’affichage syndical.
Les oppositions politiques au sein du Conseil Municipal sont méprisées ou empêchées de s’exprimer.
Pour 2026, l’extrême Droite n’a pas franchement de programme municipal. Le RN a une charte qu’il suffit d’approuver pour avoir droit à son soutien officiel : armement de la police municipale, engagements à refuser toute immigration, à refuser les subventions aux associations en aide aux plus démuni·es et aux immigré·es. En échange de son soutien, le RN attend en retour le parrainage de son ou sa candidat·e à la Présidentielle et des votes favorables au moment des sénatoriales.
Ce que le néofascisme applique dans « ses » mairies, c’est ce qu’il cherche à appliquer au niveau national. Tout pour les riches : vote contre la proposition de taxe Zucman, contre le rétablissement de l’ISF… Rien pour les couches populaires : contre l’augmentation du SMIC, contre l’indexation des salaires sur l’inflation, contre l’encadrement des loyers, pour le retrait des allocations-chômage en cas de refus d’un CDI après un CDD.
Il faut lui barrer la route tous·tes ensemble !
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