Intervention d'un camarade de notre Réseau lors d'un rassemblement à Grenoble, jeudi 12 mars
La volonté des États-Unis de contrôler les ressources pétrolières du Moyen Orient et la volonté d’Israël d’éliminer toute autre force régionale au Moyen-Orient sont les premiers facteurs de guerre dans cette région du Monde. Les États-Unis et Israël n’ont que faire des droits des peuples, ils servent leurs intérêts géostratégiques en privant les peuples iraniens et la société iranienne de leur pouvoir de décision.
Cette agression contre l’Iran porte le risque d’un embrasement de tout le Moyen-Orient, alors que les Palestiniens subissent une agression effroyable, un génocide, de la part d’Israël avec le soutien des États-Unis, et qu’Israël bombarde le Liban et entame son invasion.
Alors que le premier ministre espagnol a très clairement dénoncé l’agression militaire états-unienne et israélienne comme étant une violation grave du droit international, faisant courir de grands risques à la paix mondiale, et a pris des mesures concrètes comme l’interdiction de l’utilisation des bases militaires sur le sol espagnol, Emmanuel Macron a choisi d’impliquer la France dans ce conflit, ceci sans débat préalable au Parlement. Il a déclaré : « Nous devons être aux côtés de nos amis et alliés et de la région. Il en va de la crédibilité de la France d’être ce partenaire de confiance qui honore ses engagements » . Comment imaginer qu’un pays puisse être tenu par ses engagements d’assistance, alors qu’il s’agit en réalité d’être complice d’un crime en train de se commettre ? Décidément, de Gaza à l’Iran, ce pouvoir se sera tenu aux côtés des oppresseurs contre les peuples, aux côtés des multinationales dont les intérêts sont importants au Moyen Orient, au détriment des intérêts de la population et du Monde. Les intérêts de TotalEnergie, des industries de l’armement ( l’Arabie Saoudite, les Émirats Arabes Unis et le Qatar sont de très gros clients), voilà la priorité de ce pouvoir. Quel désastre politique et moral !
Les bombardements sur l’Iran ont lieu alors que les Iranien·nes subissent une répression effroyable, avec des dizaines de milliers de morts et disparus, d’arrestations, le recours aux exécutions. Les bombardements ne signifient pas la fin de la répression, mais provoquent au contraire son intensification. Les prisonnier.es politiques courent de grands dangers, tant du fait des bombardements que du fait de la répression redoublée de ce régime sanguinaire..
Il n’y a rien de bon à attendre de Reza Palavi, héritier du régime honni du Shah d’Iran, marqué par la corruption, le bradage des richesses, les inégalités, la répression des oppositions et des minorités nationales.
Il n’y a rien de bon à attendre des secteurs qui ont contribué à un pouvoir brutal et corrompu, un pouvoir qui a durement réprimé les peuples d’Iran, qui a eu recours massivement à la torture, aux disparitions, aux assassinats d’opposant·es politiques ou présumé·es tel·les, aux exécutions capitales.
Une issue juste et durable sera le fait des Iraniennes et des Iraniens, elles et ils ont besoin de notre solidarité internationaliste, de notre soutien à leurs combats démocratiques, contre la République islamique, pour la justice sociale, l’égalité et la liberté, pour les droits politiques, sociaux et culturels.
Les peuples d’Iran, dans leur diversité, doivent pouvoir choisir leur destin, trouver la voie vers une société démocratique, où l’ensemble de leurs droits fondamentaux sera respecté.
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